Babajis, sahajiyas et apasampradayas

Articles by Satyanarayana DasaGaudiya VaishnavasComments Off on Babajis, sahajiyas et apasampradayas

Cet article a été publié quelques jours avant que Sri Haridas Shastri Maharaja n’atteigne le samadhi.

Satyanarayana Dasa et son guru

Récemment (l’article en anglais a été publié le 4 octobre 2013), un article intitulé « La désobéissance et la déviation sont plus dangereux qu’une chute ! » (voir ici la version originale) par Mahashringa Dasa a été publié sur le site Internet Sampradaya Sun, il a été ensuite porté à ma connaissance. Cet article met en garde les dévots de l’ISKCON contre tout contact avec les babajis de Vraja, en particulier avec ceux de Vrindavan et de Radhakunda. Il critique les babajis en général et moi en particulier, ce que je peux tolérer. Cependant, l’article continue de rabaisser mon guru et toute notre lignée. C’est mon devoir de mettre les choses au clair et d’expliquer ce que signifie vraiment le mot « babaji ».

Il est évident que la compréhension générale au sein de la Gaudiya Matha (GM) et de toutes ses branches comme l’ISKCON est que les babajis sont des personnes qui se font passer pour des sadhus et qui aiment les femmes, au moins deux ou trois d’entre elles, comme cité dans cet article, et que ces babajis n’ont rien à voir avec la spiritualité ou la dévotion envers Krishna. J’ai entendu de telles descriptions de babajis des centaines de fois pendant que j’étais membre de l’ISKCON. Naïvement, je le croyais aussi. Cependant, le fait est que « babaji » est en général un mot d’honneur utilisé pour s’adresser à un sadhu renoncé, cela est  spécifiquement le cas dans la Gaudiya Vaishnava sampradaya.

Shri Caitanya Mahaprabhu

Il existe deux types de sadhus renoncés en Inde qui sont appelés « sannyasis » et « vairagis ». Les sannyasis portent une tenue de couleur safran, ils sont généralement appelés « Svami », et sont souvent des adeptes de la philosophie impersonnelle. Les vairagis, cependant, portent des vêtements blancs et sont appelés « babajis ». Les renonçants Vaishnavas dans la lignée de Shri Caitanya Mahaprabhu, Ramananda, Nimbarka et d’autres, entrent dans cette catégorie. Le Shri Caitanya-caritamrita mentionne deux vairagis qui sont venus avec Madhavendra Puri du Bengale (« Madhya » 4.103). Haridasa Thakura est aussi appelé un « vairagi » par l’auteur Krishnadasa Kaviraja Gosvami (« Antya » 3.103). Bien que Shri Caitanya Mahaprabhu Lui-même fût un sannyasi et portait la couleur safran, il a propagé la tenue blanche de vairagis pour Ses disciples renonçants.

La raison en est que les écritures interdisent à un Vaishnava de porter du kashaya (safran), ou une tenue rouge et bleue, en particulier lors de l’adoration de la déité. Certains de ces versets sont cités dans le Haribhakti-vilasa par Sanatana Gosvami. Il y est dit : « nagno rakta patah » (4.147), « Pour un Vaishnava, porter un tissu rougeâtre, c’est comme être nu » et, « shukla-vaso bhaven nityam raktam caiva vivarjayet » (4.152), « Un Vaishnava devrait toujours porter des vêtements blancs et abandonner les vêtements rouges ».

Dans le Shri Caitanya-caritamrita, nous trouvons aussi l’histoire de Jagadananda Pandita qui s’est fâché contre Sanatana Gosvami car ce dernier portait un tissu safran noué autour de sa tête et qui n’était pas le prasada de Mahaprabhu. Avec humilité, Sanatana Gosvami a répondu à Jagadananda Pandita en disant : « Ce tissu safran est impropre à porter pour un Vaishnava ; ainsi, je n’en ai pas l’utilité. Je le donnerai à un passant » (BBT CC « Antya » 13.60).

La cérémonie d’acceptation du tissu blanc d’un renonçant est généralement appelée « prendre le vesha » (lit. « tenue »). Au Bengale, on l’appelle « bheka ». «  Babaji » est un mot honorable désignant ces personnes renoncées et il signifie aussi « grand-père » en hindi ainsi qu’en Vraja-bhasha, la langue parlée dans la région de Vraja. C’est aussi un terme général utilisé avec respect pour les sadhus dans toute l’Inde, comme par exemple Mahavatara Babaji, Haidakhan Babaji.

Shri Rupa et Shri Sanatana

De là, il faut savoir que les Six Gosvamis de la Gaudiya sampradaya et d’autres grands dévots tels que Vishvanatha Cakravarti Thakura, Baladeva Vidyabhusana, Jagannatha Dasa Babaji et Gaurakishora Dasa Babaji, étaient tous des vairagis qui portaient du blanc et étaient appelés « babajis » par les Vraja-vasis. Appeler les babajis en général des « sahajiyas » ou les catégoriser comme étant apasampradayiques est un manque de respect envers Mahaprabhu Lui-même, le propagateur du babaji vesha. Il peut y avoir des babajis qui ont des relations illicites avec des femmes, mais cela se produit dans tous les groupes de spiritualistes et dans toutes les sampradayas. Cela en soi ne fait pas d’eux des sahajiyas ou de leur lignée une apasampradaya.

Même si les fondateurs de l’ISKCON/GM ont interdit à leurs membres d’aller voir les babajis, la condamnation des babajis ne s’appliquait pas à tous car ils offrent eux-mêmes leurs respects à certains babajis. Le guru du fondateur de la Gaudiya Matha était un babaji et qui est vénéré sur l’autel de tous les centres de la GM et de l’ISKCON. Dans le Jaiva Dharma de Bhaktivinoda Thakura, les babajis ne sont pas représentés sous un mauvais jour mais comme des sadhus et des acaryas. De plus, même si les fondateurs condamnaient tous les babajis à un moment précis, il serait déraisonnable et inapproprié d’appliquer cette démarche universellement pour tous les temps à l’avenir. Il se peut qu’ils ne considérassent pas certains des babajis de leur époque comme dignes d’approcher en raison de leur lien avec les femmes. Cependant, cela ne signifie pas que tous les babajis fussent des débauchés et qu’ils continuent à avoir un caractère si bas pour toujours. Cela ne signifie pas non plus qu’ils eussent tous pour habitude de fréquenter des femmes.

Dans l’article en question, l’auteur fait appel à l’instruction de l’acarya. Nous devons savoir que les instructions d’un acarya sont de deux types, à savoir :

  1. Les inconditionnelles ou celles qui sont toujours applicables comme le fait de suivre les quatre principes régulateurs de l’ISKCON et
  2. Les conditionnelles ou celles qui sont applicables dans des conditions spécifiques.

Ne pas fréquenter les babajis relève de cette deuxième catégorie.

Il convient également de noter que les babajis ne sont pas toujours des messieurs indiens âgés avec des barbes comme l’auteur le laisse entendre. Ils peuvent aussi avoir la tête rasée ; c’est une question de commodité et de préférence personnelle. Il existe une tradition de faire le parikrama de la colline Govardhana le jour de la disparition de Sanatana Gosvami en son honneur car c’est lui qui a rendu le parikrama populaire. Ce jour particulier s’appelle « Mudia Puno ». Le mot « mudia » est dérivé du mot Vraja-bhasha « moond » qui signifie « tête ». Sanatana Gosvami avait la tête rasée et, par conséquent, il était appelé « Mudia Baba » par les Vraja-vasis locaux. Pour l’honorer le jour où il a quitté son corps, les Vraja-vasis se sont rasé la tête et ont fait le parikrama de la colline Govardhana. Depuis lors, cela est devenu une tradition qui perdure jusqu’à aujourd’hui. Bien que nous les appelions « Gosvamis », les Vraja-vasis les appelaient « babajis ».

De cela, nous pouvons comprendre que « babaji » est un mot indien traditionnel d’honneur appliqué aux sadhus renoncés et qu’il n’a aucune connotation d’une personne ayant des relations illicites avec des femmes. Cela peut également être connu en étudiant la culture locale. L’auteur reproche aux autorités de l’ISKCON Vrindavan d’être des ignorants. S’il venait vivre à Vrindavan pour y mener une recherche, il réaliserait ce fait par lui-même.

Shri Haridas Shastri Maharaj

L’auteur affirme connaître l’histoire des babajis et leurs activités auprès des femmes mais quelles recherches a-t-il faites à ce sujet ? Il y a des centaines de babajis vivant à Vrindavan et à Radhakunda qui ont tous des disciples. Si ces babajis bien connus ont eu des relations illicites pendant toutes ces années comme le propose la GM/ISKCON, pourquoi les médias de masse ne l’ont-ils pas signalé ? Pourquoi les gens n’en parlent-ils pas et ne partagent-ils pas immédiatement ces informations brûlantes sur Internet ? Au moins mon Gurudeva et Pandita Ananta Dasa Babaji Maharaja ont beaucoup de disciples éduqués, érudits et bien élevés étant à la fois originaires de l’Inde et de l’Occident qui connaissent les standards de conduite appropriée. Pourquoi garderaient-ils le silence sur de telles activités illicites ? Au contraire, ces deux personnalités sont honorées dans tout Vraja pour leurs pures personnalités.

Une autre allégation faite par l’auteur est que les babajis sont des sahajiyas. Lorsque nous utilisons un mot, il a une signification spécifique, mais ici, ce que signifie le mot « sahajiya » pour l’auteur n’est pas clair. Le mot « sahajiya » est dérivé du mot sanskrit « sahaja » qui signifie littéralement « né avec » ou « naturel » (saha + ja, saha = avec, ja = né). La théorie sahajiya se compose de deux prémisses à savoir, (1) le krishna-prema dort dans le cœur et (2) ce prema peut être éveillé en pratiquant l’amour avec une partenaire féminine. Il convient également de noter ici qu’un sahajiya pratiquant n’a qu’une seule partenaire féminine, pas deux ou trois.

Les babajis de la Gaudiya Vaishnavisme n’acceptent aucune de ces deux prémisses. La fréquentation des femmes ne fait pas partie de leur pratique mais il y a plutôt une mise en garde envers leur fréquentation. De ce fait, les fréquenter est considéré comme une déviation de ses pratiques spirituelles et un tel acte est considéré comme répréhensible.

Il y avait une secte bouddhiste appelée Sahajayana, en plus des sectes Mahayana et Hinayana, qui était populaire dans la partie orientale de l’Inde avant l’apparition de Mahaprabhu. Les membres de cette secte suivaient la pratique tantrique pour essayer d’élever leur conscience ou élever la Kundalini avec l’aide d’une partenaire féminine. Le but n’était pas de jouir des relations sexuelles, comme cela est mal compris par beaucoup. Certaines sectes pratiquent encore ce tantra et c’est malheureusement devenu la compréhension populaire du tantra pratiqué en Occident.

Shri Shri Gaura Nitaï

Lorsque Mahaprabhu est devenu connu au Bengale et en Orissa, beaucoup de ces Sahajayanis ont adopté le Gaudiya Vaishnavisme sous l’influence de Mahaprabhu. Ils ont ensuite mélangé leur pratique Sahajayana avec la philosophie de Mahaprabhu. Ils croyaient que Goloka Vrindavana existait dans le corps physique et que l’amour de Krishna serait en sommeil dans l’atma. Cet amour peut se manifester de la manière la plus naturelle (sahaja) en compagnie d’une femme, surtout lorsque cette une femme n’est pas son épouse (parakiya) car l’esprit masculin est naturellement attiré par les femmes autres que l’épouse légitime.

Les Sahajiyas considèrent le Caitanya-caritamrita comme l’un des livres les plus importants de leur école et affirment que même Caitanya Mahaprabhu avait une partenaire féminine. Selon eux, la fille de Sarvabhauma Bhattacarya, Shathi, était la partenaire de Mahaprabhu. C’était la raison pour laquelle le mari de Shathi, Amogha, était en colère contre Mahaprabhu lorsqu’Il est venu chez Sarvabhauma Bhattacarya pour prendre le prasada au déjeuner (CC « Madhya » 15.245-248).

De même, dans leurs livres, les sahajiyas donnent les noms des partenaires féminines de tous les Gosvamis de Vrindavan. Ils considèrent cette connaissance comme très ésotérique. Par conséquent, la plupart de leur littérature n’a jamais été imprimée. J’ai une collection de ces manuscrits dans ma bibliothèque personnelle.

Lorsque les membres de l’ISKCON/GM affirmenD que les babajis sont des sahajiyas, ils n’ont probablement aucune idée qu’ils appellent finalement les Gosvamis eux-mêmes des sahajiyas car les Gosvamis étaient des babajis.

Shri Gaurakishora Dasa Babaji

Un autre point que je souhaite mentionner est que même si l’ISKCON/GM n’est pas d’accord sur le fait que les Six Gosvamis et d’autres grands dévots comme Vishvanatha Cakravarti Thakura étaient des babajis, ils ont au moins deux babajis dans leur propre lignée, à savoir Jagannatha Dasa Babaji et Gaurakishora Dasa Babaji. De plus, d’après la biographie de Bhaktivinoda Thakura, nous savons que dans la dernière étape de sa vie, il a accepté le babaji vesha. En acceptant le point de vue de l’auteur, devons-nous conclure que ces babajis fréquentaient également deux ou trois femmes et qu’ils appartenaient à une apasampradaya ? Alors quelle est la sampradaya de l’ISKCON et de la GM ? En critiquant les babajis, l’auteur se coupe ses propres jambes.

Dans son article, l’auteur fait la déclaration suivante :

« Il est bien connu, ou du moins il devrait être bien connu, que Vrindavan a de nombreuses différentes sampradayas censées venir de la lignée des Gaudiya Vaishnavas, mais elles sont considérées comme des apasampradayas, ou des lignes non authentiques. Les lignés de Babajis comme Bhakti Shastri de Vrindavan et Ananta Das Babaji, actuellement le Mahanta de Radhakunda, appartiennent à cette catégorie ».

Ici, le nom de mon Gurudeva est mentionné de manière incorrecte. Son vrai nom est Nitya Smaraniya Sri Sri 108 Sri Haridasa Shastri Ji Maharaja. L’auteur affirme que la lignée de mon guru et celle de Shri Pandita Ananta Dasa Babaji de Radhakunda sont des apasampradayas non authentiques. Quelle est le fondement de cela ? A-t-il des preuves ? Évidemment pas. Ces deux saints sont les plus grands saints Vaishnavas vivants de la Gaudiya sampradaya. Tous deux sont hautement renoncés et ont des caractères impeccables. Je ne connais personne dans toute la lignée de la Gaudiya Matha qui se rapproche de leur érudition et de leur réalisation.

Shri Haridasa Shastri Maharaja

Pour parler un peu de mon Gurudeva, il a vécu toute sa vie en mangeant un seul repas par jour, qu’il avait l’habitude de prendre le soir. Maintenant, il approche la centaine, il est alité et n’est pas en bonne santé. Sur les conseils du médecin, il n’adhère plus à cette pratique. Il est titulaire d’un diplôme Shastri (doctorat) dans les six écoles théistes de l’Inde, ainsi que des diplômes en Jyotisha, Vvyakarana (grammaire sanskrite) et Navya-nyaya (la matière dans laquelle Mahaprabhu était expert avant de se lancer dans la bhakti). Il est d’une érudition rare non seulement dans la communauté Gaudiya mais dans toute l’Inde. Il connaît la Bhagavad-gita complète et le Bhagavata Purana par cœur en plus de nombreux autres livres. Même à cet âge, il possède une excellente mémoire. Mahaprabhu a dit que le Bhagavata Purana est le commentaire naturel du Vedanta-sutra mais Il n’a pas dit quel verset du Bhagavata Purana se rapporte à quel sutra. Mon Gurudeva a écrit un livre pour souligner cela. Au total, il a publié environ 90 livres en hindi et en bengali. Il dirige également un goshala plus grand que celui du Goshala de l’ISKCON Vrindavan.

Il vient dans la succession disciplique de Pandita Shri Gadadhara Gosvami, qui était le seul parmi les membres du Panca-tattva à être resté avec Mahaprabhu à Puri. Shri Gadadhara Gosvami est accepté comme étant Shrimati Radharani en personne, et il est celui que Mahaprabhu avait l’habitude d’écouter réciter le Srimad Bhagavatam et Il lui a personnellement donné pour adoration la déité de Tota-gopinatha.

Shri Ananta Das Babaji

De même, lisez l’un des livres de Pandita Ananta Dasa Babaji Maharaja et vous serez étonné de son érudition. Il a passé dix ans à voyager dans des villages reculés pour enseigner le message de Mahaprabhu et donner la diksha dans la lignée de Shri Nityananda Prabhu et Shrimati Jahnava Mata à travers les descendants de Shri Dhananjaya Pandita avant de s’installer à Radhakunda. Plus tard, reconnaissant son humilité et sa pureté de cœur, les Vaishnavas les plus anciens de Radhakunda l’ont élu comme Mahanta de Radhakunda, le 34e représentant du siège de Shri Raghunatha dasa Gosvami.

Il a écrit à la demande des Vaishnavas de nombreux commentaires sur quarante des principaux livres des Gosvamis et de leurs contemporains. Ses œuvres originales comprennent une dizaine de livres de glorification liés à la bhakti ainsi que douze livres expliquant le tattva de la Gaudiya Vaishnava sampradaya dans un langage simple par souci de l’élévation spirituelle du grand public. Plusieurs de ses livres ont été traduits en anglais et en russe.

Il est plus que probable que l’auteur de l’article du Sampradaya Sun n’ait jamais personnellement rencontré ces deux personnalités car s’il l’avait fait, il n’aurait jamais pu écrire de telles choses sur elles. Il prétend aussi connaître mon histoire, mais je me demande ce qu’il sait réellement.

Dans cet article, il déclare à quelques reprises que de nombreux sannyasis et gurus rendent visite aux babajis, dont moi-même, pour être en leur compagnie, écouter leurs cours et recevoir leurs instructions. Cela dit, je lui poserais la question suivante : « Si la GM et ses branches sont les seules véritables sociétés Gaudiyas, les seules qui connaissent la bonne siddhanta de Caitanya Mahaprabhu, alors pourquoi même les gurus de ces institutions respectent-ils ces babajis ? Pourquoi les babajis qui sont apasampradayiques et déchus de caractère ne vont-ils jamais à la GM et ses branches pour être en leur compagnie et suivre leurs instructions ? Pourquoi les babajis n’interdisent-ils jamais à leurs disciples de rendre visite aux membres de l’ISKCON/GM ? Pourquoi les babajis n’ont-ils pas peur de perdre leurs disciples ? »

De plus, pourquoi n’y a-t-il pas au moins quelqu’un dans la communauté des babajis qui n’a pas pris conscience du mauvais caractère et de l’apasiddhanta de ces babajis, et qui n’a pas pris refuge dans l’ISKCON/GM, lesquels ont la bonne sampradaya et la véritable siddhanta ? Pourquoi est-ce le contraire que nous observons ? Pourquoi de nombreux membres de l’ISKCON/GM et de leurs branches quittent-ils leurs institutions respectives et deviennent-ils des disciples des babajis ? Cela a commencé avec Ananta Vasudeva, le plus grand disciple de Shri Bhaktisiddhanta Sarasvati. Il y a des centaines d’exemples semblables, je suis l’un d’entre eux. Pourtant je ne connais aucun exemple de babaji quittant sa pratique pour rejoindre l’ISKCON/GM.

Je ne suis pas contre l’ISKCON/GM et j’ai un grand respect envers Shrila Prabhupada. J’ai quitté l’ISKCON il y a dix-sept ans et je n’ai jamais rien écrit contre la GM, l’ISKCON ou Shrila Prabhupada. Je vénère tous les Vaishnavas bien que je sois conscient des problèmes philosophiques de la GM et de ses branches. J’ai imprimé des livres dans lesquels j’ai glorifié Shrila Prabhupada et, en réalité, l’un de mes livres lui est dédié. J’ai également des milliers de conférences enregistrées qui sont disponibles pour que quiconque puisse vérifier cela.

Peu de temps après la parution du récent article de Mahashringa Dasa dans le Sampradaya Sun, les éditeurs du site ont réédité un de mes anciens articles comme s’il avait été écrit récemment alors qu’en réalité il a été initialement publié quelque temps après mon départ de l’ISKCON. Ma disciple Malati Manjari a alors envoyé une réponse au Sampradaya Sun avec un commentaire de ma part (donnée ci-dessous) mais elle n’a pas été publiée. Plus tôt, elle a également envoyé le même commentaire directement à l’auteur de cet ancien article sans obtenir de réponse. Ainsi suis-je obligé de donner des précisions sur ma position, mon guru, sa lignée et les babajis en général. Si des personnes comme Mahashringa Dasa, qui ne m’ont probablement jamais rencontré, veulent avoir une discussion sur les sampradayas, les babajis, leurs personnalités et leur vie, elles sont invitées à me contacter. Sinon, je n’ai aucun intérêt pour les critiques inutiles qui n’aident personne mais peuvent perturber l’esprit des dévots pratiquants.

Sadhus et Babajis à Jiva

Ma réponse non publiée pour le Sampradaya Sun :

« Je n’ai jamais fait de propagande contre Shrila Prabhupada, l’ISKCON ou la Gaudiya Math, que ce soit par Internet, en écrivant des livres, des articles ou dans des conversations privées. Au contraire, dans mes livres j’ai honoré et reconnu Shrila Prabhupada comme un propagateur du Gaudiya Vaishnavisme.

J’ai quitté l’ISKCON, ou plutôt, j’ai été contraint de partir il y a environ quatorze ans à cause de certaines différences philosophiques. Avoir des différences philosophiques est commun à toute institution spirituelle et c’est certainement aussi le cas dans notre histoire du Gaudiya Vaishnavisme. La beauté de la culture Védique est qu’il est possible d’avoir des différences d’opinion et de rester respectueux. En réalité, notre philosophie même est fondée sur les principes de la différence et de la non-différence simultanées. Pour l’esprit moderne, cela semble absurde, et toute différence est considérée comme irrespectueuse et hostile. J’ai essayé de concilier l’une des différences que j’avais avec l’ISKCON dans mon livre intitulé “In Vaikuntha not Even the Leaves Fall (Même les feuilles ne tombent pas de Vaikuntha) afin que les enseignements de l’ISKCON puissent être conformes aux enseignements des Gosvamis, mais cela n’était pas acceptable pour les dirigeants de l’ISKCON. En conséquence, j’ai été maltraité et mon livre a été interdit. Ainsi, je ne voyais aucune possibilité de réconciliation, bien que ce fût le désir de mon cœur.

Même si j’ai été diffamé et maltraité, je n’ai pas tenté de nuire à l’ISKCON ou à la Gaudiya Math. Je n’ai jamais mis les pieds sur le territoire de l’ISKCON après mon départ de l’ISKCON pour éviter tout conflit ou confrontation. En même temps, de nombreux dirigeants de l’ISKCON m’ont approché en privé au fil des ans pour des conseils philosophiques et des consultations, et ont utilisé les réponses qu’ils ont reçues pour leurs propres projets, souvent sans mentionner mon nom qui figurait sur la liste noire de l’ISKCON. J’étais et je suis toujours ouvert à un dialogue pacifique ».

Nous sommes tristes de constater que Maharajji est décédé le 6 octobre 2013.

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