Le dilemme de la vie

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Récemment j’ai reçu un courriel d’un de mes étudiants. Il a écrit : « Je suis assis ici dans un parc, regardant le ciel bleu, et les pensées suivantes me traversent l’esprit : “Pourquoi est-ce que je travaille ? Je me sens étouffé, vivant la même routine tous les jours” ».

Récemment j’ai reçu un courriel d’un de mes étudiants. Il a écrit : « Je suis assis ici dans un parc, regardant le ciel bleu, et les pensées suivantes me traversent l’esprit : “Pourquoi est-ce que je travaille ? Je me sens étouffé, vivant la même routine tous les jours. Me réveiller le matin, préparer le petit-déjeuner, aller au bureau, travailler et rentrer à la maison, regarder la télévision, puis me coucher. Je veux être libre. Je veux tout lâcher, y compris mon guru. Je veux abandonner mon travail, acheter un camping-car et voyager partout où ma chance me mènera, en dépendant uniquement de Dieu. Pourquoi m’inquiéter ?” »

Il a en outre écrit qu’il m’avait entendu dire ceci : « Dieu prend des dispositions pour tout le monde. Il n’y a que les êtres humains qui n’y croient pas. Les animaux ne vont pas à l’école ou à l’université, et n’ont pas besoin de travailler ou de gagner de l’argent, mais ils vivent heureux. Avant la naissance d’un enfant, les seins de la future mère n’ont pas de lait. Mais dès que le bébé est né, le lait y apparaît. Cela est vrai pour tous les mammifères, non seulement pour les êtres humains. Mon étudiant s’est alors référé à un couplet hindi énoncé par Sant Maluka dasa :

ajagara na karai chākari pañchī karai na kāma
dāśa malūka kaha gaī saba ke dātā rāma

« Un oiseau ne va jamais au bureau. Un python ne fait jamais aucun travail. Le poète Maluka dasa dit : “Ne vous inquiétez pas. Bhagavan Rama fournit tout à tout le monde” ».

Il a poursuivi : «J’aime vraiment les mots de ce poète. Je veux être un oiseau libre et non un oiseau en cage. Être à l’intérieur d’une cage peut garantir la sécurité car le maître fournit de la nourriture et de l’eau et l’oiseau en cage n’a à se soucier de rien. Mais c’est une vie si ennuyeuse. Regardez l’oiseau qui vole dans le ciel, planant haut et insouciant ! »

De même, j’ai reçu un courriel d’une autre de mes étudiantes qui reste chez elle depuis dix mois. Elle n’a pas de travail et, de ce fait, pas d’argent et elle est obligée de vivre avec ses parents. Elle essaie désespérément de trouver un emploi, mais c’est difficile et encore plus pendant la pandémie de coronavirus. Elle pense : « J’aimerais avoir un emploi pour être financièrement indépendante. Je serais libre comme un oiseau et pourrais faire ce que je veux ! Je pourrais me rendre à Vrindavan pour être avec mon guru et étudier avec lui. Je n’aurais pas à me sentir comme un parasite, vivant aux dépens de mes parents. Je vivrais séparément et poursuivrais ma vie spirituelle sans aucune restriction imposée par mes parents. À présent, je dois manger ce qu’ils cuisinent et bien que je sois végétarienne, je dois encore m’asseoir et manger avec mes parents, qui mangent de la viande, des œufs et du poisson. Cela me dégoûte. Extérieurement, je prétends n’avoir aucun problème face à cette situation. Toutefois, je veux être libre financièrement et prie Krishna pour pouvoir trouver un emploi et quitter la maison de mes parents le plus vite possible ».

C’est l’histoire de la vie humaine. Il y a toujours quelque chose qui manque. Et nous pensons que si nous parvenons à changer la situation, alors nous serons heureux. Ceux qui sont financièrement libres regrettent comme s’ils n’avaient pas de liberté, et ceux qui n’ont pas de travail regrettent également de ne pas avoir de liberté. Ceux qui ont un emploi doivent mener une vie disciplinée, se réveiller tôt le matin, se préparer et se rendre au bureau. Ils peuvent ne pas aimer cela et se sentir misérables, alors que ceux qui sont sans emploi peuvent ne pas être obligés de se réveiller tôt le matin, mais ils se sentent également misérables.

Ceux qui doivent mener une vie disciplinée se sentent étouffés, tel un oiseau en cage. Et ceux qui n’ont aucune discipline sentent que leur vie est chaotique et stressante, et ils veulent être disciplinés. De même, certaines personnes sont en compagnie d’autres personnes et se plaignent de ne pas être seules. Elles veulent s’en aller pour être seules. Vous les entendez souvent dire : « J’ai besoin d’espace, j’en ai assez d’être entouré de gens. Je n’ai pas le temps de lire les shastras ou de faire mon japa paisiblement ». En revanche, d’autres personnes vivent dans la solitude et se sentent complètement seules. Elles ont envie d’être en compagnie de quelqu’un. Les quatre murs de leurs maisons leur apparaissent comme des ennemis, comme s’ils allaient les écraser. Elles sont heureuses d’assister à un festival de kirtana ou à une retraite de yoga ; sinon, elles ressemblent à des cadavres ambulants. Les personnes habitant dans un endroit où il fait froid, comme la Nouvelle-Angleterre, ont envie d’aller dans un endroit où il fait plus chaud. Et ceux qui vivent dans un endroit où il fait chaud, comme l’Inde, poussent un soupir de soulagement lorsque le chaud soleil d’été se refroidit.

C’est le dilemme de la vie : chacun semble insatisfait de sa situation actuelle. Tout le monde cherche un équilibre parfait, mais il n’y a pas d’équilibre parfait dans le monde matériel. La nature matérielle est toujours en mouvement : elle change toujours. Nous vivons sur terre, et elle est toujours en mouvement. Elle a deux types de mouvements : l’un autour de son axe et l’autre sur son orbite autour du soleil. Par conséquent, le changement se produit du matin au soir, d’une saison à l’autre. Notre corps et notre esprit doivent s’adapter à chaque instant de notre vie, et nous devons apprendre à vivre avec ce changement. En réalité, la vie change. La mort est la seule chose qui ne change pas. Le seul endroit où il n’y ait pas de changement est le crématorium ou le cimetière. S’il n’y avait aucun changement dans la vie, elle deviendrait banale, pâle, inintéressante et ennuyeuse. Toutes les histoires que nous lisons, toutes les nouvelles que nous regardons, tous les dialogues que nous avons avec nos interlocuteurs portent sur le changement. S’il n’y avait pas de changement, de quoi parlerions-nous ? Et qu’apprendrions-nous sans changement ? En conséquence, nous devons apprendre à vivre avec le changement. Et pourtant, nous devons trouver un équilibre dans notre vie. C’est ce qui s’appelle le yoga. Shri Krishna dit dans la Bhagavad Gita :

yoga-sthaḥ kuru karmāṇi saṅgaṁ tyaktvā dhanañjaya
siddhy-asiddhyoḥ samo bhūtvā samatvaṁ yoga ucyate

« Ô Arjuna, accomplis tes devoirs tout en restant ferme dans le yoga. Ayant renoncé au désir des fruits des actes, reste équilibré dans le succès et dans l’échec. Cet équilibre de l’esprit s’appelle le yoga ». (2.48)

Dans ce verset, Krishna révèle la solution au dilemme de la vie. Il donne le secret du bonheur, quelles que soient les circonstances : que nous ayons un emploi ou que nous soyons au chômage, que nous vivions dans les montagnes froides ou dans un endroit où il fait chaud. Notre bonheur ne dépend pas de la situation extérieure et c’est une excellente nouvelle ! Si notre bonheur dépendait d’une situation extérieure, alors nous ne pourrions jamais être heureux car la situation extérieure change à chaque instant. De ce fait, nous devons trouver le véritable bonheur à l’intérieur de nous-mêmes, au-delà des changements du monde extérieur.

Satyanarayana Das

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