
Devons-nous réprimer les impulsions de nos sens ?
Question : Devons-nous réprimer les impulsions de nos sens ? Les impulsions des sens s’opposent aux pratiques spirituelles ; dans ce cas, faut-il les réprimer ou bien les satisfaire, puis passer ensuite à la pratique spirituelle ? Les granthas des pūrvācāryas contiennent-ils des enseignements à ce sujet ? Si nous réprimons ces impulsions, notre esprit y revient sans cesse. Comment alors les surmonter et devenir complètement pur ? Comment avoir un esprit pur ?
Réponse : La répression n’est d’aucune aide. C’est comme recouvrir un feu d’un tas de bois et d’une épaisse couverture. Le feu ne disparaît pas ; il finit par jaillir avec encore plus de force.
Négliger une maladie ne la guérit pas. Il faut s’en occuper, sinon c’est elle qui finira par s’occuper de vous.
Śrī Kṛṣṇa qualifie la répression d’hypocrisie, mithyācāra (La Gītā 3.6) :
« Celui qui, extérieurement, maîtrise les organes de l’action [ainsi que les facultés sensorielles cognitives], mais qui, intérieurement, demeure absorbé dans le souvenir des objets des sens, est d’une intelligence égarée et est appelé un hypocrite ».
Il affirme que la répression ne conduit pas au succès :
« Même un homme sage agit conformément à sa nature acquise antérieurement. Tous les êtres vivants suivent leurs dispositions acquises. Que peut accomplir une simple contrainte extérieure ? » (La Gītā 3.33)
Il prescrit plutôt leur maîtrise :
« Mais, ô Arjuna, celui qui maîtrise les sens par l’esprit, qui demeure détaché des fruits de l’action et qui accomplit les devoirs qui lui sont prescrits au moyen des organes de l’action [et des facultés sensorielles cognitives], celui-là lui est de beaucoup supérieur » (3.7).
« Les sens sont dits supérieurs [aux objets de perception, tels que le corps grossier] ; supérieur aux sens est l’esprit; supérieur encore à l’esprit est l’intellect ; mais ce qui est supérieur à l’intellect, c’est lui [le Soi] » (3.42).
« Ô Arjuna aux bras puissants, connaissant ainsi le Soi comme supérieur à l’intellect, et stabilisant l’esprit (manas) au moyen d’un intellect résolu (niścayātmikā-buddhi), détruis cet ennemi redoutable qu’est le désir. » (3.43)
Śrī Kṛṣṇa donne également une indication dans le Śrīmad Bhāgavata Purāṇa 11.20.27-28 :
« Une personne qui a développé de la foi dans les récits de Mes actes divins et qui est devenue détachée de toutes les activités mondaines peut néanmoins être encore incapable de renoncer aux jouissances matérielles, bien qu’elle sache qu’elles sont la source de la souffrance. À partir de ce moment (tataḥ), fermement établie dans la foi et donc résolue, elle doit M’adorer avec amour. Tout en continuant à prendre part à ces plaisirs, elle doit les blâmer, sachant qu’ils aboutiront inévitablement à la souffrance ».
Ce point demanderait une explication plus détaillée.

Practice chanting with the aim of focusing your mind. The goal which you want to attain has to be practiced. If you want to attain bhava, then you have to practice it with interest, knowing that this is what you want, and nothing else.
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