Nama-aparadhas : la neuvième et la dixième offenses

Donner un objet de valeur à une personne non qualifiée signifie, indirectement, faire preuve d’un acte irrespectueux envers ledit objet. Une personne non qualifiée ne comprend pas sa valeur et, de ce fait, ne le respectera pas.

Les offenses de celui qui instruit et de celui qui est instruit

Donner un objet de valeur à une personne non qualifiée signifie faire preuve, indirectement, d’un acte irrespectueux envers ledit objet. Une personne non qualifiée ne comprend pas sa valeur et, de ce fait, ne le respectera pas. N’étant pas différent de Krishna, Son nom est aussi respectable que Lui-même. Par conséquent, il ne devrait pas être donné aux personnes qui ne comprennent pas sa valeur. De telles personnes ne feront que commettre des offenses envers le nom. Cette offense est analysée dans la sous-section suivante du Bhakti Sandarbha.

L’anuccheda 265.9

La neuvième offense, à savoir enseigner les gloires du nom à une personne qui est dépourvue de foi, qui est inconsciente de Bhagavan et qui n’éprouve aucun intérêt à en entendre parler, s’applique à quiconque instruit une telle personne.

Après avoir souligné l’offense de l’instructeur (upadeshtri), le texte continue en décrivant dans le verset suivant l’offense de la personne à qui l’instruction est donnée (upadeshya). En raison de son absorption unique dans les concepts du « je » et du « mien » à l’égard du corps, elle reste dépourvue de respect à l’égard du nom.

Auparavant [dans l’anuccheda 153], le verset suivant tiré du Padma Purana a été cité :

« C’est en effet un fait qu’un seul saint nom apparaissant au milieu de la parole d’une personne, dans son souvenir lointain ou à l’extrémité de son oreille, qu’il soit énoncé correctement ou incorrectement, et avec ou sans l’intervention d’autres syllabes, délivre certainement cette personne. Mais si le même nom est prononcé parmi des personnes athées qui sont avides de jouissance corporelle, de richesse ou d’adeptes, alors, ô vipra, il ne manifeste pas son résultat rapidement ». (« Brahma-khanda » 25.24)

Dans ce verset, le mot « pashanda », « un athée », qui est ainsi désigné en raison de son avidité à profiter du corps, de la richesse et d’activités similaires, indique les dix offenses contre le nom en raison de l’athéisme (pasandamayatva) qui leur est inhérent.

De plus, le « Vaisakha Mahatmya » du Padma Purana mentionne une autre offense qui s’applique à ces personnes :

« Ces personnes qui manquent de respect au chant des noms de Bhagavan et qui quittent l’endroit [où il est chanté] sont destinées à un terrible enfer à cause de cet acte pécheur ». (PP 5.96.63)

Que le nom soit la seule expiation de toutes ces offenses est également indiqué dans le Padma Purana :

« Seuls les noms divins peuvent nettoyer les péchés de ceux qui commettent des offenses contre le nom. Ce n’est que lorsque ces noms sont chantés sans cesse qu’ils apporteront le résultat escompté ». (PP, « Brahma-khanda » 25.23)

Si, cependant, quelqu’un commet une offense envers un dévot, il devrait continuellement chanter les noms de Bhagavan avec l’intention spécifique d’apaiser ce dévot, car il a été démontré dans l’histoire du roi Ambarisha que les offenses [de Durvasa] ne pouvaient être pardonnées que par Ambarisha seul [et même pas par Bhagavan Lui-même]. Dans le Nama-kaumudi, il est dit également : « Une offense contre un grand dévot est atténuée soit en subissant ses conséquences, soit par la grâce de ce dévot. De ce fait, en raison de l’absence de tout autre moyen, il a été dit à juste titre au début de cet anuccheda :

« Ô Roi, pour ceux qui cherchent l’accomplissement des désirs matériels [icchatam, c’est-à-dire kaminam], pour ceux qui sont indifférents à l’existence mondaine et cherchent la libération [nirvidyamananam, c’est-à-dire mumuksunam], et pour ceux qui sont déjà établis dans la réalisation immédiate de la Vérité [yoginam, c’est-à-dire jnaninam], ce chant constant du saint nom de Bhagavan Hari a été établi [à la fois comme moyen d’atteindre le but (sadhana) dans le cas des deux premiers et comme l’état d’accomplissement (sadhya), dans le cas du dernier] ». (SB 2.1.11)

Shri Narada s’est exprimé de manière similaire dans le Brihat Naradiya Purana :

« Même les grands sages et les Manus ne peuvent pas comprendre la gloire du nom de Shri Krishna. Alors, comment est-il possible pour moi, qui suis de maigre intelligence, de L’adorer ? »

Commentaire de Satyanarayana Dasa

Il ne faut pas donner d’instructions sur le nom à une personne qui n’y croit pas, qui n’est pas du tout encline à la dévotion et qui n’a aucun intérêt à en entendre parler. Insister en instruisant une telle personne est la neuvième offense contre le nom. Si une personne n’est pas intéressée à entendre mais est forcée à le faire, elle ne fera que manquer de respect au nom, ce qui est une offense. Celui qui l’instruit de la sorte sera également impliqué dans l’offense car il sera la cause poussant la personne qui n’y éprouve aucun intérêt à avoir un comportement offensant. La conclusion est que si un instructeur contribue à faire commettre une offense à une autre personne, alors il sera également un offenseur.

La dixième offense s’applique à la personne qui reçoit des instructions sur le nom. Si, même après avoir entendu les gloires du nom, quelqu’un ne prend pas intérêt à s’y soumettre mais reste empêtré dans des voies matérialistes, alors il fait preuve d’un manque de respect envers le nom. Une telle personne peut être comparée à un patient qui souffre d’une maladie en phase terminale et, en apprenant qu’il existe un remède sûr, ne montre aucun intérêt pour celui-ci. De la même manière, si le patient rejette la personne qui lui propose miséricordieusement le remède, cette dernière ne se sentira-t-elle pas blessée par le rejet de son offre d’aide désintéressée ?

Le point principal à comprendre est que le nom est une entité pleinement consciente, dotée de toutes les qualités nobles et de pouvoirs inconcevables. Ce n’est pas un son inerte. Par conséquent, il faut être prudent en traitant le nom, tout comme l’on adopterait un comportement respectueux face à une personne respectable. Il est nécessaire d’essayer d’utiliser son bon sens en plus de ce qui a été décrit dans ces dix offenses. À titre d’exemple, il ne faut pas mépriser ou créer des obstacles pour ceux qui pratiquent le kirtana. D’un autre côté, un pratiquant ne doit pas faire de kirtana fort s’il dérange les voisins car cela les inciterait à commettre des offenses. Comme indiqué ci-dessus, cela entre également dans la catégorie des comportements offensants.

Si quelqu’un offense un dévot, il faudrait essayer d’apaiser ce dernier. Ce n’est pas que la personne ait simplement recours au chant du nom sans essayer d’apaiser le dévot offensé. Durvasa a offensé Ambarisha qui fut un grand dévot en créant un monstre pour le tuer. Le disque de Vishnu, cependant, est venu au secours d’Ambarisha et Durvasa a dû fuir pour sauver sa vie. Il a approché divers devas, tels que Shiva, cherchant à se protéger de l’arme de Vishnu, mais tous ont exprimé leur impuissance à cet égard. Finalement, il s’est approché de Vishnu Lui-même. Toutefois, Vishnu a conseillé à Durvasa de retourner à Ambarisha et de prendre refuge auprès de lui. Il a informé Durvasa qu’il n’y avait personne d’autre qui pourrait l’aider. Ainsi, si quelqu’un commet une offense à un dévot, il devrait soit pacifier ce dévot, soit subir les conséquences de son offense. Il n’y a pas de troisième solution. Si, cependant, nous ne connaissons pas la cause de nos offenses, nous devrions continuellement chanter le nom tout en évitant d’autres offenses.

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