L’influence des offenses – Partie 3

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[L’explication du kautilya, ou de la malhonnêteté, est poursuivie ici]. Par ailleurs, les dévots de Bhagavan bénissent également ceux qui sont simples mais ignorants, mais non pas ceux qui sont malhonnêtes et érudits, comme cela a été dit par Shri Camasa au roi Nimi.

Traduction de l’anuccheda 154

Les dévots bénissent des personnes au cœur simple

[L’explication du kautilya, ou de la malhonnêteté, se poursuit ici]. Par ailleurs, les dévots de Bhagavan bénissent également ceux qui sont simples mais ignorants, mais non pas ceux qui sont malhonnêtes et érudits, comme cela a été dit par Shri Camasa au roi Nimi :

« Beaucoup de femmes, de shudras et d’autres personnes n’ont aucune chance d’entendre les récits de Bhagavan ou de chanter les gloires de Bhagavan Krishna. Ils méritent d’être bénis par des dévots comme vous. Alors que les brahmanas, les kshatriyas et les vaishyas, bien qu’ayant la pleine facilité d’atteindre aux pieds de lotus de Bhagavan Hari en vertu de leur haute naissance et l’initiation à l’étude des Védas, sont déconcertés par le langage fleuri des Védas [qui favorisent des activités intéressées pour atteindre les planètes édéniques] ». (SB 11.5.4-5)

Svamipada commente également : « Dans le premier de ces deux versets, le sage Camasa déclare que parmi les diverses divisions d’êtres humains mentionnées dans les deux versets précédant celui-ci, ceux qui sont ignorants devraient être favorisés par des dévots comme le roi Nimi. Mais par le second verset, il veut dire que ceux qui sont fiers de petites connaissances sont incurables et doivent ainsi être évités ».

Commentaire par Satyanarayana Dasa

Shri Camasa dit que les gens simples devraient être bénis car il est inutile de bénir les personnes malhonnêtes. Ces dernières n’accepteront pas la bénédiction et pourraient même s’en moquer dans leur esprit, si ce n’est pas explicitement. En effet, de telles personnes se considèrent comme intelligentes. Shridhara Svami les dit incurables car elles sont jnana-lava-durvidagdha, fières de leur petite connaissance. Le roi Bhartrihari écrit : « Un fou peut être satisfait facilement et un savant peut être satisfait plus facilement encore. Mais même Brahma ne peut pas satisfaire un jnana-lava-durvidagdha ».

C’est une maladie très courante dans les temps modernes. Ceux qui viennent à la vie spirituelle en sont atteints très souvent. Cela se produit car la connaissance est disponible gratuitement par le biais des médias numériques. Il n’est pas nécessaire d’étudier avec un enseignant en se soumettant à lui dans l’humilité. Même les personnes qui acceptent un guru n’ont pas beaucoup confiance en lui. Pour elles, les médias numériques sont le véritable guru. Elles acquièrent des connaissances boiteuses puis se disputent sans relâche.

L’autre point à noter ici est que le sage Camasa associe les femmes et les shudras ensemble et cela peut enrager les femmes. À vrai dire, le sage Camasa laisse entendre que ces personnes sont humbles et simples de cœur, et qu’elles méritent d’être bénies. Elles ont une qualification hautement élevée même si elles semblent avoir un statut social inférieur. C’est beaucoup plus important que le statut social. Mais à l’heure actuelle, les femmes ne devraient pas se sentir offensées car elles ne sont plus telles que Camasa les pensait. Elles se sont joyeusement et volontairement rangées du côté des brahmanas, kshatriyas et vaishyas, et sont devenues tout à fait qualifiées comme eux. Nous ne trouvons plus de shudras depuis que le système de varnashrama s’est effondré. En Inde, si vous traitez quelqu’un de shudra, vous pouvez être mis derrière les barreaux car c’est une infraction ne donnant même pas droit à mise en liberté sous caution. Dans le passé, il y avait des restrictions, mais même les shudras n’étaient pas interdits de Hari-katha ou de Hari-kirtana. Tout le monde peut participer à ces activités.

Le mot amnaya-vadi dans ce verset fait référence aux personnes qui sont attachées à la section karma-kanda des Védas et qui la considèrent comme le but suprême de leur vie. Krishna les décrit ainsi :

« Ô Arjuna, ceux qui sont pleins de désirs matériels considèrent les planètes supérieures comme le but le plus élevé. Dévoués uniquement aux activités intéressées, ils disent que rien d’autre n’est prescrit dans les Védas. Ces gens insensés, attachés aux objectifs matérialistes décrits dans les Védas, parlent de leurs paroles fleuries. Ces paroles décrivent avec exubérance les divers rites spécifiques comme moyens d’augmenter le plaisir et le pouvoir qui aboutissent à la renaissance. Ces personnes, dont l’esprit est emporté par de telles paroles fleuries en raison de leur profond attachement au plaisir et aux pouvoirs mondains, ne peuvent pas atteindre une intelligence ferme concentrée sur Dieu ». (BG 2.42-44)

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