
Un enfant est le fruit de l’union entre un homme et une femme, appelés les parents de l’enfant.
Un enfant est le fruit de l’union entre un homme et une femme, appelés les parents de l’enfant. Ils ne se contentent pas de donner naissance à l’enfant, mais façonnent également sa personnalité s’ils s’impliquent activement dans son éducation. Être parent est une responsabilité essentielle qui consiste à prendre soin de l’enfant sur les plans mental, physique et social, de la meilleure manière possible.
Autrefois, le système de la famille élargie était la norme. Ainsi, les grands-parents – qui possédaient une plus grande expérience de l’éducation des enfants, l’ayant exercée pendant une période plus longue – transmettaient leur savoir aux jeunes parents. Aujourd’hui, en raison du déplacement des priorités de la vie familiale vers la poursuite de la carrière, de nombreux jeunes s’éloignent de leur famille et vivent sans le soutien de la famille élargie. De plus, vivre dans une famille élargie est désormais souvent considéré comme démodé ou comme un obstacle à la liberté personnelle et aux plaisirs de la vie. L’une des conséquences de cela est un besoin non satisfait de formation parentale pour les jeunes parents, puisqu’ils ne bénéficient plus de l’apprentissage implicite qui découlait naturellement de la vie au sein de la famille élargie.
L’āyurveda, la science médicale traditionnelle de l’Inde, possède une vaste sagesse à offrir dans le domaine de la parentalité. Tout d’abord, l’āyurveda recommande fortement l’allaitement maternel. Le lait maternel est la première nourriture du nourrisson pendant les six premiers mois de vie et constitue le principal moyen de renforcer l’immunité. L’allaitement renforce également le lien entre la mère et l’enfant, ce qui est essentiel pour le développement psychologique de celui-ci. Les recherches dans le domaine de la théorie de l’attachement indiquent que répondre rapidement aux besoins du bébé aide l’enfant à développer la confiance envers la mère, lui permettant de devenir un fondement de sécurité à mesure qu’il grandit. Les bébés ayant un attachement sécurisant ont davantage de chances de grandir en étant socialement et émotionnellement équilibrés. Ils portent en eux le sentiment intime qu’ils ont de la valeur tels qu’ils sont, que les autres sont dignes de confiance et que le monde est un lieu sûr à explorer.
Les enfants qui n’ont pas été allaités durant la petite enfance peuvent rencontrer davantage de difficultés à établir ultérieurement des relations sûres et profondes. Ils peuvent également porter en eux des sentiments d’abandon, susceptibles d’engendrer de l’anxiété et du stress, et de devenir des obstacles à l’âge adulte. Pour les mères qui estiment ne pas produire suffisamment de lait et souhaitent améliorer la lactation, des préparations à base de plantes peuvent être utilisées sous différentes formes afin d’accroître la nutrition de l’enfant.
La mère est également le premier guru de l’enfant. Celui-ci assimile énormément de choses simplement en observant silencieusement le comportement de ses parents. Les parents ne doivent pas supposer que, comme un enfant ne parle pas encore ou ne marche pas encore, il ne comprend pas. Les enfants sont extrêmement observateurs, et les interactions dont ils sont témoins entre leurs parents ont un impact profond sur leur psyché. Si la mère est triste, stressée ou anxieuse, l’enfant est influencé par ces états émotionnels. Si les parents se disputent, l’enfant peut se sentir confus et effrayé. Ainsi, il est essentiel que les parents en soient conscients et veillent attentivement à leur comportement en présence de l’enfant.
La phase suivante du développement de l’enfant est celle de la poussée dentaire. Cette période peut être douloureuse et nécessite une attention et des soins particuliers. Afin de préparer progressivement l’enfant aux aliments solides, on peut lui donner des purées de légumes et de légumineuses à haute valeur nutritive. Les aliments riches en vitamine D et en calcium sont recommandés à ce stade. Pour apaiser la douleur liée à la poussée dentaire, permettre à l’enfant de mordiller des aliments adaptés ou masser doucement les gencives avec des huiles peut être bénéfique.
Selon Cāṇakya Paṇḍita, les enfants jusqu’à l’âge de cinq ans doivent recevoir un amour et une affection abondants. Ils devraient bénéficier d’un contact physique fréquent, tels que les caresses et le fait d’être portés sur les genoux. Le toucher nourrissant durant les premiers mois stimule les hormones favorisant la croissance, améliore le développement intellectuel et moteur, et aide à réguler la température corporelle, le rythme cardiaque ainsi que les cycles veille-sommeil. Un contact corporel fréquent contribue à établir un attachement sécurisant et un lien mère-enfant solide. Pour cette raison, il est nécessaire pour l’enfant de dormir avec ses parents et ne pas être laissé seul la nuit, car cela peut susciter des sentiments d’abandon.
En Occident, il est courant de placer les nourrissons dans un berceau après six mois, voire plus tôt, souvent dans une chambre séparée. Certains parents apprennent à laisser l’enfant « pleurer jusqu’à s’endormir » afin qu’il devienne indépendant et à l’aise seul. Cette pratique consistant à ignorer la détresse de l’enfant peut affecter négativement son développement émotionnel. Lorsque les parents ne sont pas accordés aux besoins émotionnels de l’enfant, celui-ci peut se sentir terrifié, insécurisé et seul. De tels sentiments peuvent persister à l’âge adulte, entraînant une confusion dans les relations intimes, où coexistent un profond désir de proximité et la peur d’être blessé. Les jeunes enfants ne devraient jamais être traités avec dureté ni sévèrement punis.
Lorsque l’enfant est introduit aux aliments solides, et parfois même durant l’allaitement, des troubles tels que l’indigestion, les coliques, la perte d’appétit, la constipation ou la diarrhée peuvent survenir. Les parents, en particulier la mère, doivent accorder une attention particulière afin d’apaiser l’enfant durant ces périodes. Des remèdes à base de plantes tels que le cumin, la noix de muscade, le gingembre séché, ainsi que des préparations traditionnelles comme l’aṣṭa-cūrṇa et le mugali-ghuṭṭī, peuvent être utilisés. Les parents ne devraient jamais forcer un enfant à manger ni lui faire éprouver de la honte pour ses préférences alimentaires.
À mesure que l’enfant grandit, il convient de lui enseigner avec douceur des habitudes et disciplines quotidiennes telles que se lever à l’heure, se baigner, se brosser les dents, prier et maintenir son environnement propre. Les enfants peuvent également être initiés à de simples versets en sanskrit. Entre l’âge de douze et vingt-quatre mois, ils apprennent rapidement en imitant les aînés. Toutefois, les enfants ne devraient jamais être considérés comme des objets de fierté parentale. Ils doivent être encouragés avec douceur, et non punis ou réprimandés pour ne pas répondre aux attentes des parents. Un enfant doit être aimé pour son cœur et sa nature unique, et non seulement pour ses accomplissements. Les parents assimilent souvent, à tort, l’intelligence uniquement à la performance académique dans des matières telles que les mathématiques ou les sciences. Il est important de reconnaître les concepts d’intelligences multiples et de natures diverses, tels qu’enseignés dans des institutions comme la Jiva Public School en Inde.
Les enfants peuvent également être initiés à la méditation et au yoga, qui apaisent l’esprit et affinent l’intellect. La pratique quotidienne du prāṇāyāma (respiration régulée) renforce l’immunité et soutient la santé respiratoire. Ces pratiques sont bénéfiques tant pour les enfants que pour les parents. En outre, l’āyurveda aide les parents à identifier la constitution corporelle, ou doṣa, de l’enfant et à procéder aux ajustements alimentaires et phytothérapeutiques appropriés afin de maintenir l’équilibre. Le massage quotidien à l’huile (abhyaṅga) est également recommandé pour tous.
En tant que parents, la mère et le père ont des rôles différents mais complémentaires dans l’éducation des enfants. Durant la petite enfance, le rôle de la mère est particulièrement crucial. Elle porte l’enfant dans son ventre, lui donne naissance et l’allaite pendant au moins huit à dix mois. Le père doit en être conscient et offrir un soutien total à la mère. Parfois, les pères supposent que s’occuper de l’enfant relève uniquement de la responsabilité de la mère, tandis que leur propre rôle se limiterait au soutien financier. Cela néglige les défis physiques et émotionnels auxquels une mère est confrontée lorsqu’elle prend soin d’un nourrisson ou d’un jeune enfant qui ne peut pas encore communiquer verbalement.
Les mères ont besoin de soutien émotionnel, surtout en l’absence d’autres femmes de la famille. Les bébés ont besoin de mères émotionnellement disponibles, ce qui peut être extrêmement difficile lorsque la mère traverse une grossesse stressante, un accouchement éprouvant, des difficultés d’allaitement, un manque de sommeil, des doutes sur elle-même, des changements hormonaux et l’absence d’aide. La dépression postnatale touche environ une mère sur sept. Les symptômes incluent tristesse, irritabilité, fatigue, culpabilité, anxiété et difficulté à créer un lien avec le bébé. Le minimum qu’un mari puisse faire est de s’accorder aux besoins de son épouse, de la soutenir émotionnellement, d’écouter ses ressentis, d’honorer son expérience et de s’abstenir de douter, de minimiser ou de contester sa réalité émotionnelle.
À mesure que l’enfant grandit, la discipline devient importante. Celle-ci ne devrait pas être principalement le rôle de la mère, car elle doit demeurer le refuge émotionnel de l’enfant. Traditionnellement, il incombe au père d’enseigner la discipline et de guider l’enfant dans son interaction avec le monde extérieur. Le père devrait également inspirer l’intérêt de l’enfant pour l’éducation, l’aider dans ses devoirs et le former à développer le sens des responsabilités et un caractère fort. Il doit lui-même être un modèle à suivre.
De tout cela, nous pouvons comprendre que la parentalité est une responsabilité profonde qui requiert la coopération des deux parents. La mère et le père doivent tous deux comprendre leurs rôles, se respecter mutuellement et œuvrer ensemble afin d’élever des membres de la société émotionnellement sains, équilibrés et responsables.

Mother is the first guru. The mother is 1,000 times more important than the father because she keeps the baby in the womb, and later nourishes her physically as well as mentally. Thus mother supplies both the hardware as well as the software of the baby. The baby absorbs the mother’s emotions like a sponge. This gets programmed in the chitta of the baby, and influences her character for the rest of her life.
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