
Je crois que la Bhagavad Gītā et le Bhāgavata sont l’essence de la connaissance, mais je ne suis pas capable de les appliquer dans ma vie. Je les lis comme des histoires.
Question : Je crois que la Bhagavad Gītā et le Bhāgavata sont l’essence de la connaissance, mais je ne suis pas capable de les appliquer dans ma vie. Je les lis comme des histoires. Que dois-je faire pour pouvoir en percevoir les enseignements et les appliquer dans ma vie personnelle ? Quelle est la pratique minimale pour progresser spirituellement ?
Je remarque deux aspects en moi. J’aimerais être l’ami de Kṛṣṇa. Jouer et plaisanter avec Lui me semble être l’idée la plus douce. Mais en même temps, il y a toutes ces règles à suivre, comme se comporter avec respect et L’adorer. Ainsi, il semble y avoir deux Kṛṣṇa. L’un est le grand Seigneur tout-puissant, le Père à qui je prie de ne pas m’oublier, de me guider dans ma vie et de me permettre de me souvenir de Lui. L’autre Kṛṣṇa est l’ami le plus cher avec qui j’aimerais jouer, dont la compagnie me manque beaucoup et aux jeux duquel je voudrais tant participer. Comment concilier ces deux aspects ? Ou bien est-ce mon ignorance de Le considérer comme mon ami le plus cher avec qui j’aimerais jouer ?
Réponse : Si vous voulez appliquer les enseignements dans votre vie pratique, il n’y a que deux possibilités :
Kṛṣṇa est un grand ami. Mais pour être Son ami, vous devez être grand comme Lui. L’amitié est entre égaux. Peut-être vous manque-t-il un bon ami dans votre vie et, pour cette raison, vous vous sentez attiré par Kṛṣṇa comme ami. Cela est acceptable. Mais le fait est qu’Il n’est pas accessible à vous pour jouer avec Lui en ce moment. Vous devez d’abord L’atteindre. Toutes les règles et les prescriptions – l’adoration, etc. – servent à parvenir à ce point. Sinon, n’importe qui peut dire qu’il est un ami. Qu’il aime jouer avec Kṛṣṇa. Mais vous devez vous demander si Kṛṣṇa veut jouer avec vous.
Une telle pensée n’est que l’imagination et elle peut procurer un sentiment agréable. Mais est-ce une réalité ?
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Question : Dans votre livre Pearls of Wisdom, vous affirmez que le Bṛhad Bhāgavatāmṛtam de Sanātana Gosvāmī est un kāvya, et non une līlā qui s’est réellement produite. Comment distinguer kāvya de śāstra ? Peut-on dire que le Rāmcaritamānasa est aussi un kāvya, dans la même catégorie qu’une œuvre comme le Śiśupāla-vadha ? Si oui, ne peut-on pas alors dire que le Bhāgavata et le Vālmīki Rāmāyaṇa ne sont que des kāvyas et non des œuvres historiques réelles ? Qu’est-ce qui nous empêche alors de reléguer nos śāstras à de simples œuvres allégoriques ou littéraires, comme le font les chercheurs occidentaux ?
Réponse : Le kāvya peut être du śāstra ; je n’ai pas dit que ce ne soit pas du śāstra. Kāvya signifie une création d’un kavi : kaveḥ kṛtiḥ kāvyam.
Cela signifie que le kavi a la liberté d’élaborer son intrigue, qui peut être fondée sur une histoire réelle, être fictive ou être un mélange des deux. Cela s’appelle la « licence poétique ». Cela ne signifie pas que les principes philosophiques qui y sont présentés soient erronés.
apāre kavi-saṁsāre kavireko prajāpatiḥ
yathāsmai rocate viśvaṁ tathedam parivartate (L’Agni Purāṇa 339.10)
Il faut connaître l’intention de l’auteur, appelée tātparya. Écrit-il une histoire ou transmet-il des principes de dharma, de bhakti, etc. ? L’histoire peut être utilisée comme moyen pour transmettre le dharma, etc., de la même manière qu’on enseigne l’alphabet à un enfant en écrivant « A » avec l’image d’un arbre. « A » et « arbre » n’ont pas grand-chose en commun, si ce n’est la première lettre, mais c’est un moyen d’enseigner et d’apprendre. Sanātana Gosvāmī voulait enseigner l’essence du Bhāgavata Purāṇa et il a de ce fait conçu une trame pour cela. L’histoire est sa création, mais les siddhāntas sont fondés sur le Bhāgavata. C’est ainsi que les kāvyas sont écrits.
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Question : Dans le Ṛgveda 1.22.18, il est écrit « viṣṇur gopā ». Peut-on comprendre cela comme « Viṣṇu est Gopāla » (Kṛṣṇa) ? Cela indique-t-il que Kṛṣṇa est aussi mentionné dans les Vedas ?
Réponse : Oui, cela peut être interprété ainsi. Mais cela doit s’accorder avec le sens de l’ensemble du mantra. Il doit y avoir une unité de sens (ekavākyatā). Sinon, cela n’aurait pas de cohérence. Parfois, des personnes projettent leurs propres idées sur le texte pour gagner en crédibilité. Mais cela n’est pas approprié.

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